Comment se caractérisent les problèmes de prostate ?
La prostate est une glande du système génital
masculin, qui se situe entre le pubis et le rectum. Elle a la taille d’une noix
(ou d’une châtaigne) et entoure l’urètre, le canal qui transporte l’urine de la
vessie vers l’extérieur. La prostate participe à la production du liquide
séminal, qui constitue l’essentiel du sperme. Les vésicules séminales sécrètent
elles aussi une partie du liquide séminal.
Plusieurs problèmes peuvent affecter la prostate. Les
plus fréquents sont :
- la prostatite, ou inflammation de la prostate
- l’hypertrophie bénigne de la prostate ou adénome de la prostate, qui correspond au grossissement de la prostate, qui est très fréquent chez les hommes plus âgés
- le cancer de la prostate
- la fièvre associée à des frissons,
- des symptômes urinaires tels que des brûlures lors de la miction,
- des envies trop fréquentes d’uriner
- des douleurs de la région pubienne, au niveau de l’urètre, du pénis, et parfois du rectum,
- un malaise général
- des douleurs musculaires
- une prostate douloureuse lors du toucher rectal
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- Les pathologies de la prostate se traitent généralement bien, même si le cancer de la prostate peut, comme tous les cancers, être difficile à éradiquer et présente des risques de métastases. Le cancer de la prostate reste malheureusement la 4ème cause de mortalité par cancer (environ 10 000 décès par an en France). En général, cependant, ce sont des cancers qui évoluent lentement et qui peuvent être diagnostiqués tôt.
Ces trois maladies peuvent se manifester par des
symptômes similaires, mais n’ont pas les mêmes conséquences ni les mêmes
traitements. En cas de troubles génito-urinaires (douleurs, augmentation des
envies d’uriner et de la fréquence, difficultés à uriner, etc.), il est donc
impératif de consulter son médecin.
Par ailleurs ,la prostatite chronique bactérienne est
une infection récidivante de la prostate, glande située sous la vessie.
La prostatite chronique bactérienne
survient souvent dans un contexte d’infections urinaires à répétition.
Une prostatite aiguë qui dure plus
de 3 mois est alors appelée prostatite chronique.
Dans la classification en vigueur on
distingue :
- les prostatites de type I
(prostatite bactérienne aiguë),
- les prostatites de type II
(prostatite bactérienne chronique, l’objet de cette fiche),
-les prostatites de type III
(syndrome douloureux pelvien chronique) et
- les prostatites de type IV (prostatite
inflammatoire asymptomatique
Qu’est ce que je ressens ?
Les symptômes sont avant tout urinaires .
Les symptômes sont
moins nets que dans la prostatite aiguë, aussi doit-on penser à la prostatite
chronique lorsqu’une infection urinaire récidive après traitement.
On peut ressentir des
brûlures le long de l’urètre (à travers le périnée puis le pénis) plus ou moins
intenses en urinant (brûlures mictionnelles).
On peut avoir du mal à
uriner (dysurie), avec soit un jet irrégulier et faible, soit la nécessité de
faire des efforts de poussée. On peut avoir des envies nocturnes d’uriner
(nycturie). On peut aussi ressentir des douleurs lors de l’éjaculation et le
sperme peut être teinté de sang (hémospermie).
Parfois, les symptômes
s’accompagnent d’une fatigue générale, de brusques poussées de fièvre qui
disparaissent rapidement.
Dans d’autres cas, les douleurs
pelviennes (prostate, périnée, pénis, testicules…) ne sont pas toujours
associées à de la fièvre et aux symptômes généraux, mais on peut ressentir
comme une gène, une pesanteur au niveau du périnée. Des douleurs rectales sont
parfois présentes
Quelles sont les
causes des problèmes de prostate ?
Bien que d’autres problèmes plus rares peuvent toucher
la prostate, les plus fréquents sont la prostatite, l’hypertrophie bénigne de
la prostate et le cancer.
La prostatite est une inflammation de la prostate,
souvent due à une infection bactérienne. Le plus souvent, c’est la bactérie E.
Coli qui est en cause (plus de 80 % des cas).
Les symptômes les plus fréquents sont :
L’hyperplasie bénigne de la prostate est une maladie
qui touche environ un homme sur deux après 50 ans. Cette « grosse »
prostate (volume > 20 ml) n’entraine pas forcément de symptômes, et elle est
bénigne.
Dans certains cas, en revanche, l’augmentation du
volume de la prostate peut entraîner des troubles urinaires dits obstructifs
(difficulté à uriner, à vider la vessie, diminution de la force du jet) et/ou
irritatifs (envies fréquentes et urgentes d’uriner, douleurs lors de la
miction).
La gêne ressentie peut être légère, modérée ou sévère
et c’est le toucher rectal qui va permettre de diagnostiquer l’adénome.
Enfin, le cancer de la prostate se
caractérise par la présence de cellules cancéreuses dans la prostate. Dans
environ 95 % des cas, il s’agit d’un adénocarcinome, une tumeur maligne des
cellules glandulaires
Quelles sont les conséquences des problèmes de
prostate ?
Lorsqu’ils entrainent des symptômes, ceux-ci sont
particulièrement gênants : (envies très fréquentes d’uriner, difficulté à
uriner, à vider la vessie, douleurs,dimunition de la force du jet) ou
irritatifs(douleurs lors de la miction). Il est donc important de consulter
sans tarder.
Quelles sont les solutions en cas de problèmes de
prostate ?
Dans les cas de prostatite aiguë, un traitement
antibiotique est nécessaire. Il faut rester vigilant car la prostatite peut,
dans certains cas, devenir chronique, entraînant une réapparition à intervalles
variables d’infections, de douleurs ou de gêne.
Du côté de l’hypertrophie bénigne de la prostate
symptomatique, le traitement a pour but d’améliorer la qualité de vie et de réduire
les symptômes en améliorant le débit urinaire. De nombreux médicaments sont
disponibles : des alpha-bloquants (alfuzosine, doxazosine, prazosine,
tamsulosine, térazosine), des inhibiteurs de la 5-alpha-réductase et des
produits de phytothérapie (Pygeum Africanum et Serenoa
Repens).
Un traitement chirurgical peut aussi être proposé en
cas d’échec du traitement médical (10 à 20% des cas) ou d’emblée en cas de gêne
intense ou de complications.
En cas de cancer de la prostate, plusieurs traitements
pourront être proposés, en fonction du stade et de l’étendue de la tumeur, de
la présence ou non de métastases, du type de cancer, etc. La prostatectomie
totale, consistant à enlever toute la prostate, est souvent proposée.
Les plantes
qui soulagent la prostatite infectieuse
Les
nombreuses vertus des plantes sont souvent
méconnues des patients qui se dirigent systématiquement vers un médecin dès les
premiers signes. En réalité, il est possible de se soulager par les plantes
lorsqu’on est atteint de prostatite infectieuse.
D’abord
assurez-vous que dans votre alimentation, il existe beaucoup de fruits et
légumes surtout :
>
Les pommes, les olives, les cerises noires,
les baies, les agrumes et les raisins contribuent énormément à réduire
les signes de la prostatite, car ces fruits sont riches
en quercétine : un composé végétal anti-inflammatoire.
Pour ce qui
concerne les plantes, les graines de courges ont fait leur
preuve en rétablissant l’équilibre hormonal grâce à leur action sur
la musculature de la vessie.
Les plantes
de palmier nain en
préparation réduisent les douleurs, tandis que le peuplier régule
la prostate et la verge d’or régule les reins.
Les
professionnels recommandent également l’ortie qui aide à traiter les
dysfonctionnements de l’appareil urinaire : difficultés d’uriner, mauvais
débit urinaire. Les racines et les feuilles d’ortie combinées
aux fleurs d’opuntia et épilobe à petites fleurs facilitent la miction.
Les fleurs
de foin ont
également des effets positifs sur la prostate.
Posologie
Pour des
résultats probants, il est souhaitable de se servir de ces plantes selon les
conseils ci-après :
·
Une capsule
de préparation à base de plantes de palmier nain par
jour soulagerait énormément les douleurs
·
Faire cuire
le brocoli pendant 5 minutes maximum et en consommer aux repas
de midi et du soir. Conserver l’eau de cuisson du
brocoli et la boire le lendemain matin à jeun. Ne prendre son petit déjeuner
que 20 minutes après avoir bu cette eau.
·
Préparer
une tisane d’épilobe à petites fleurs, de racines d’ortie, de feuilles
d’ortie et de fleurs d’opuntia. Deux à trois tasses de thé de
cette préparation, prises quotidiennement, aideront le patient
à réguler et à faciliter sa miction.
·
Prendre 1
poignée de graines de courges chaque jour pour retrouver l’équilibre
hormonal
·
Prélever les
gouttes des plantes fraîches comme le palmier nain, le
peuplier et la verge d’or, puis les mélanger avant de
les prendre pour des effets sur la prostate et
même les reins.
·
Réaliser
des cataplasmes tièdes avec les fleurs de foin et s’en
envelopper les hanches, puis en poser sur la vessie, faciliteraient l’évacuation
des urines et la vidange de la vessie.
Bon à savoir
à propos de la prostatite
Les plantes
soulagent la prostate et ses troubles, seulement lorsque l’infection ou
inflammation est au début du premier stade. Il est impératif de consulter
un spécialiste si les troubles persistent. Néanmoins une bonne hygiène
de vie contribue à réduire l’exposition à une prostatite.
Il faudrait
pour cela :
·
Boire au
moins 1, 5 L d’eau chaque jour
·
Eviter
particulièrement la bière et le café à grains, et en général l’alcool et les
boissons à effet diurétique
·
Limiter la
consommation de la viande et la remplacer par des produits à base de soja de
préférence
·
Eviter les
produits laitiers et les aliments épicés
·
Manger des
légumes frais et naturels
·
Marcher au
moins 30 minutes chaque jour
·
Uriner aussi
souvent que vous en avez envie…


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