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C'est l'infection de la prostate par une
bactérie. Il faut souligner qu'il n'y a pas de rapport entre prostatite
et cancer de la prostate, mais que la prostatite augmente souvent le
taux de PSA. Il faut donc répéter le dosage du PSA 3 mois après
l'épisode infectieux en cas d'augmentation initiale du taux de PSA. La
prostatite n’est pas une maladie vénérienne.
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C'est l'infection aiguë de la prostate. Le
début de l'infection est souvent brutal, avec fièvre, frissons,
troubles urinaires (envies fréquentes, faiblesse du jet, blocage
urinaire…), pesanteur et/ou gêne dans le bas-ventre, douleur lombaire,
sang dans les urines, éjaculation douloureuse. La notion de troubles
urinaires d'apparition récente avec fièvre suffit à faire évoquer le
diagnostic de prostatite. La prostate est généralement douloureuse au
toucher rectal.
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L'examen des urines (ECBU) montre le plus
souvent des germes (Colibacille en général), avec du pus dans les
urines. Les prostatites sont plus souvent à Chlamydia chez les patients
de moins de 35 ans, et plus souvent à Colibacille chez les patients
plus âgés.
Dans certains cas de prostatite récidivante,
ou de troubles périnéaux mal définis, un ECBU après massage prostatique
peut être indiqué pour mettre en évidence un germe éventuel.
L'échographie vésico-prostatique permet d'évaluer le volume prostatique
et la vidange vésicale. Eventuellement, en cas de prostatite
récidivante, on fait une fibroscopie de l'urètre et de la vessie, ou
une urétrographie à la recherche d’un rétrécissement urétral.
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Le risque d’avoir une prostatite aiguë est
plus important dans certaines situations :
sondage urinaire ou examen endoscopique de la
vessie,
anomalie congénitale ou acquise
(rétrécissement) de l’urètre,
infection vésicale récente,
adénome de la prostate,
rapport sexuel anal non protégé,
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Infection récidivante de la prostate. Cause la
plus fréquente d’infection récidivante chez l’homme du fait de la
réintroduction du germe dans la vessie à partir des glandes
prostatiques infectées. Peut s’accompagner d’une fièvre minime ou d’une
gêne pelvienne. Le diagnostic repose sur la mise en évidence du germe
dans l’urine après massage prostatique, ou la spermoculture. Une
fibroscopie urétro-vésicale ou une urétrographie peuvent être faites, à
la recherche d’un rétrécissement urétral.
Il faut souligner que le diagnostic de
prostatite ne repose pas sur une image échographique. Des
calcifications prostatiques visibles en échographie sont fréquentes,
même chez des sujets normaux, et sont souvent signalées par les
radiologues. Cependant, ces images sont tout à fait aspécifiques, ne
constituent en aucune manière le signe d'une prostatite évolutive, et
ne nécessite aucun traitement particulier.
Parfois, une hémospermie (du sang dans le
sperme, qui lui donne une coloration rouge-brunâtre ) révèle
l'infection intra-prostatique. A noter que la présence de sang dans le
sperme, souvent inquiétante pour le patient, est généralement le signe
d'une infection et non pas un signe de cancer de la prostate.
Un traitement prolongé pendant 3 mois, à
petites doses, est souvent efficace en cas de prostatite chronique.
Parfois, une résection endoscopique de la prostate est nécessaire pour
éradiquer les foyers infectieux.
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La prostatite chronique non bactérienne est la
plus fréquente des prostatites symptomatiques et peut être la plus
fréquente des affections prostatiques, y compris l’adénome de la
prostate.
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Dans ce cas, contrairement aux situations
précédentes, aucune infection n’est mise en évidence. Le symptôme
habituel est une vague gêne périnéale. Le traitement antibiotique est
habituellement inefficace. Les mesures hygiéno-diététiques peuvent être
efficaces: régime (éviter épices, vins blancs et champagne), bains
chauds, relaxation, alpha-bloquants, activité sexuelle régulière…
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Dans cette forme, il n'y a aucun symptôme,
mais des globules blancs sont mis en évidence de façon fortuite dans
les sécrétions prostatiques.
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Ce terme imprécis correspond à différents
symptômes à type de pesanteur périnéale, de gène pelvienne. La
prostadynie est une affection qui a tous les symptômes d’une
prostatite, mais sans qu'aucun microbe ou globule blanc ne soit trouvé
à l’examen de l’urine et du sperme. La cause de cette affection est
inconnue et aucun traitement n'est réellement efficace. En particulier,
les antibiotiques ne sont pas efficaces dans la prostadynie.
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L'épididyme est le canal dans lequel passent
les spermatozoïdes à la sortie du testicule. L'épididyme se continue
par le canal déférent. L'infection de l'épididyme et du testicule sont
souvent associées, réalisant alors une orchi-épididymite.
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L'infection se traduit par une augmentation du
volume de l'épididyme, une douleur de la bourse, avec des troubles
urinaires variables, de la fièvre et la présence inconstante de germes
dans les urines. Il s'agit souvent d'une infection à Chlamydia trachomatis
avant 35-40 ans, et à Colibacille (E. Coli) après. L'infection est
habituellement unilatérale. Le risque, en l'absence de traitement, est
la sténose de la voie génitale et le risque d'infertilité.
Le traitement associe antibiotiques et
anti-inflammatoires pendant 1 mois.
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L'infection se traduit par une augmentation du
testicule, une douleur de la bourse, avec des troubles urinaires
variables, de la fièvre et la présence inconstante de germes dans les
urines. L'infection est généralement unilatérale. Cette augmentation du
volume testiculaire est habituellement brutale, douloureuse,
accompagnée de fièvre, ce qui la différencie de l'augmentation de
volume due à une tumeur du testicule. Cette dernière est indolore, et
sans fièvre associée.
Chez l'enfant, toute douleur au niveau des bourses doit faire évoquer
avant tout une torsion du testicule, qui nécessite un traitement
chirurgical en urgence.
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Le traitement est commencé après des
prélèvements bactériologiques recherchant la présence de bactéries dans
le sang (hémocultures) et les urines (ECBU). Le principe général est de
traiter avant le résultat des prélèvements, et d'adapter ensuite les
antibiotiques en fonction du résultat de l'antibiogramme (étude de la
sensibilité des germes).
Le traitement initial intraveineux est
poursuivi jusqu'à 48 heures après la disparition de la fièvre. Le
relais est ensuite pris par un traitement par voie orale qui sera
prolongée 3 à 4 semaines. Il ne faut pas arrêter le traitement
prématurément, même en cas de disparition des symptômes après quelques
jours, car le risque de rechute est alors important.
Dans tous les cas, il faut traiter si
nécessaire une éventuelle obstruction, (montée de sonde urétérale,
drainage percutané du rein…).
En cas d'infection rénale (pyélonéphrite) si
la fièvre ne disparaît pas dans les 48 heures, il faut faire un scanner
pour rechercher un éventuel abcès rénal, et vérifier l'absence
d'obstruction de l'uretère.
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En cas de fièvre modérée, le
traitement peut être fait à domicile, mais il est indispensable
d'appeler le médecin en cas d'aggravation des symptômes.
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En cas d'épididymite aiguë
ou de prostatite aiguë, l'usage
est d'ajouter un anti-inflammatoire stéroïdien dès l'obtention de
l'apyrexie, et pendant 10 jours. Chez le sujet de moins de 40 ans, le
traitement doit être actif sur le Clamydiae qui est souvent en cause,
et l'ofloxacine (Oflocet®) est alors l'antibiotique oral prescrit pour
un mois (le traitement de la partenaire est indispensable).
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Une patiente enceinte qui présente une
infection urinaire doit être traitée en urgence pour éviter une
complication infectieuse avec le risque d’accouchement prématuré ou
d’hypertension artérielle. Beaucoup d’antibiotiques sont interdits au
cours de la grossesse, et les examens radiologiques sont limités chez
la femme enceinte pour ne pas risquer une irradiation du foetus. Le
choix du meilleur antibiotique possible dépend du stade de la
grossesse, de l’état infectieux et des effets éventuels sur le fœtus.
En cas d'obstruction de l'uretère, le
traitement de l'infection nécessite la mise en place d'une sonde
urétérale interne jusqu'à l'accouchement.
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On estime que 3% des filles et 1% des garçons
ont eu une infection urinaire avant l’âge de 11 ans. Chez l’enfant, une
infection urinaire est plus souvent en rapport avec une anomalie du
système urinaire et des examens complémentaires (échographie, urographie
intaveineuse) sont souvent nécessaires.
Chez le jeune enfant, il est parfois difficile
de faire le diagnostic d’infection urinaire car l’enfant ne peut
évidemment décrire ses troubles et les symptômes chez l’enfant sont
souvent atypiques et sans rapport direct avec l’appareil
urinaire : nausées, vomissements, altération de l’état général…
Parfois, la survenue de fuites urinaires ou une mauvaise odeur des
urines peut attirer l’attention.
Les symptômes d’infection urinaire chez
l’enfant sont donc souvent méconnus ou attribués à une autre maladie,
et l'infection urinaire doit être évoquée quand un petit enfant semble
énervé, qu’il ne mange pas normalement, qu’il a une fièvre inexpliquée,
des fuites urinaires, ou tout trouble des habitudes urinaires.
Chez le petit enfant, le prélèvement d’urine
est fait habituellement par une poche collée.
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Les anomalies les plus souvent en cause dans
les infections urinaires chez l’enfant sont :
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Normalement, l’urine coule des reins dans la
vessie et un mécanisme de valve empêche l’urine de remonter de la
vessie vers les reins. Parfois ce mécanisme est incompétent et l’urine
peut remonter de la vessie vers les uretères et les reins, en
particulier quand il existe une duplication complète (2 uretères par
rein): cela constitue le reflux vésico-urétéral. Ainsi, une infection
initialement vésicale peut se propager aux reins, et donner une
infection de celui-ci (pyélonéphrite). Le reflux peut également, mais
plus rarement, se manifester à l'âge adulte.
Pour rechercher l’existence d’un reflux
vésico-urétéral, on fait un examen radiologique qui s’appelle une
cystographie rétrograde. Cet examen consiste à remplir la vessie avec
du produit radiologique et de faire des radios pour mettre en évidence
un éventuel reflux du produit vers les reins.
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Un blocage d’un ou des deux uretères
(mégauretère…), ou de l’urètre peut exister de façon congénitale chez
l’enfant (valve de l'urètre…), et peut favoriser l’infection urinaire.
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Chez l’enfant, le risque d’endommager le rein
est particulièrement grand si il existe des infections avec un reflux vésico-urétéral
ou une obstruction du système urinaire. Cela peut entraîner des
cicatrices sur le rein, une mauvaise croissance des reins, un mauvais
fonctionnement du rein avec éventuellement une hypertension artérielle
et rarement une insuffisance rénale. Si les infections sont traitées
suffisamment tôt et les examens nécessaires faits suffisamment
précocement pour pouvoir traiter toute anomalie grave, la fonction des
reins peut être sauvegardée.
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Causée par le bacille de la tuberculose qui,
après une infection pulmonaire initiale, migre vers le rein et/ou la
prostate. L'issue de pus et de bacilles dans la voie excrétrice
entraîne les symptômes, essentiellement une irritation vésicale (envies
d'uriner fréquentes, brûlures en urinant…).
La maladie entraîne des rétrécissements de l'uretère, une diminution de
la capacité vésicale (petite vessie), voire la destruction progressive
du rein.
C'est une infection très rare actuellement, à laquelle il faut penser
en cas de troubles urinaires persistants, de "cystite"
rebelle au traitement habituel, de présence persistante de globules
blancs dans les urines sans présence de germes (leucocyturie sans
germes).
Touche surtout l'adulte jeune, immunodéprimé, en l'absence de
vaccination par le BCG, ou en cas d'antécédents de tuberculose.
Le diagnostic est fait par la mise en évidence du bacille dans les
urines, la radiographie des reins (aspect de reins, des uretères, de la
vessie), la cystoscopie et d'éventuelles biopsies vésicales.
Le traitement associe plusieurs médicaments pendant 6 à 10 mois
(isioniazide ou INH, rifampicine, pyrazinamide), et nécessite parfois
un traitement chirurgical (traitement des sténoses urétérales, et en
cas de petite vessie). Sous traitement, le taux de guérison est de 98 %
à 5 ans.
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Causée par un parasite, la bilharzie
(Shistosoma haematobium), dont les larves pénètrent chez l'homme par
voie transcutanée lors de baignades en eau infestée (marigots) dans les
régions d’endémie (Afrique de l'Ouest ...)
La maladie est causée par le dépôt des oeufs
dans les tissus, la réaction inflammatoire qu'ils y suscitent et la
cicatrisation des lésions qui entraîne une fibrose des tissus.
Les symptômes associent surtout un saignement
urinaire (hématurie) et des symptômes urinaires (envies fréquentes,
brûlures en urinant), et sont d'autant plus évocateur qu'ils
surviennent sur un terrain particulier: patient africain originaire
d'Afrique de l'Ouest (Mali, Sénégal ...), mais aussi patients ayant été
coopérants (travaux agricoles, militaires...).
Les formes graves sont le fait des
réinfestations et touchent surtout les patients africains atteints dès
l'enfance.
Le diagnostic repose sur la recherche d'oeufs
de bilharzie dans les urines, et la sérologie de la bilharziose. Des
biopsies vésicales ou rectales sont parfois nécessaires
Le traitement médical est très efficace:
praziquantel (Biltricideâ ) avec une dose orale unique de 40 mg/kg. Le
traitement chirurgical concerne seulement les séquelles (obstruction
urétérale, petite vessie...).
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